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Chapitre 3 : En terre de colonisation Auteur : Germaine Arguin-Gagné
Partie 1 de 2 :  
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La vie suit son cours

 
Vers les États
East Angus
À l'exploration
Le purgatoire
Le rang s'anime
La vie suit son cours
 

En paroisses nouvelles, les événements se font rares; les jours, les saisons se vivent à peu près toujours de la même façon. Des colons nouveaux ajoutent une note différente; des mariages sont l'occasion de petites fêtes; des naissances viennent combler le coeur des papas. Le tableau ne serait pas complet sans les sépultures de plusieurs bébés et surtout de jeunes femmes mortes de misère. Je dis de «misère» parce qu'elles sont mortes faute de soins au bon moment.

Donc, pour la famille Arguin, la vie continue. La terre défrichée s'agrandit, les bâtisses se succèdent, un autre «campe», mais celui-ci, confortable, remplace la première ébauche; la grande maison sera construite seulement en 1937. S'ajoutera la grange-étable pouvant loger douze vaches; un poulailler viendra compléter les besoins. En 1940, Achille et ses garçons pouvaient être considérés comme cultivateurs. Le quota de primes données par le gouvernement était épuisé; le revenu venait maintenant principalement des animaux.

Les primes étaient vraiment essentielles au début. Sans elles, la vie aurait été insupportable. La terre ne produisait pas suffisamment à longueur d'année et à cause de la crise, les produits se vendaient pour une bouchée de pain. Le paiement de ces primes n'arrivait que l'automne, mais il était assuré. Quelle Providence que ces gouvernements...! Les marchands faisaient confiance aux colons et leur fournissaient des provisions tout l'été. Rarement, le chèque suffisait à effacer le compte en entier. On bûchait du bois, mais le marché était si peu actif que plusieurs restaient endettés à l'année longue.

La grosse misère était finie quand on pouvait compter sur une établée d'animaux. Papa, avec ses cinq garçons dont le plus jeune avait 15 ans, n'avait eu aucune difficulté à faire la grandeur d'abatis demandée par le gouvernement. D'ailleurs, le plus vite on éloignait les feux d'abattis (5) des bâtisses, plus on éloignait le danger d'incendie désastreux.

Chacun vieillissant, les garçons sont partis pour voler de leurs propres ailes. On ne faisait plus d'abatis. Les semences, les foins, les récoltes et la préparation du bois de chauffage réussissaient à occuper toutes les saisons.

La vie ne se passait pas seulement à exécuter des travaux de ferme, à bûcher du bois et, pour les épouses, à soigner les petits. Celles-ci prenaient du temps pour se cultiver et développer de nouvelles habiletés. L'apprentissage du tissage en est un exemple. En ouvrant cette parenthèse au sujet du tissage, je voudrais aussi donner un peu d'éclairage sur un aspect de la vie des années 40. C'est grâce au gouvernement que le tissage a été possible dans les paroisses de colonisation. Il s'est donné des cours durant plusieurs hivers par des institutrices, aux frais du gouvernement. Même le coton à tisser était donné. Le métier était confié aux cercles des fermières et celles-ci se chargeaient de le prêter à tour de rôle. C'était une chance inestimable pour celles qui voulaient en profiter. Maman connaissait le tissage au métier, mais n'avait jamais su comment monter une pièce. Les cours lui ont été très profitables.

Le cours de couture ne l'a pas intéressée ayant confectionné depuis toujours nos petites robes et ensuite les petites culottes, car trois garçons ont suivi les trois petites filles. Nous n'étions pas exigeants en fait de vêtements. Du moment qu'on pouvait entrer dans un vêtement, on s'en contentait. Maman cousait souvent dans du vieux ou dans des coupons qui ne coûtaient pas cher. Moi aussi, j'ai cousu pour mes enfants, mais dans de l'étoffe toute laine qu'on recevait en échange de la laine de nos moutons. Mais je n'ai jamais appris à tisser. Quand les cours se sont donnés, j'enseignais. Par contre, j'ai tricoté quelques couvertes de lit. À Saint-Samuel, lorsque j'avais 5 ou 6 ans, maman m'avait montré comment tricoter, car je n'aimais pas les jeux de mes petites soeurs. Lorsque j'étais pensionnaire à Rimouski, j'ai appris à faire bas et mitaines. Cela faisait partie des cours offerts au programme du Brevet supérieur au même titre que les cours de coupe et d'art culinaire.

Le gouvernement offrait aussi aux femmes des colons, des cours de tricot et de cuisine. C'était en somme l'éducation permanente avant la lettre. Tous ces cours n'avaient pas pour but d'en faire des expertes en art culinaire ou en couture, mais visaient à donner des idées nouvelles, à élargir les horizons et à cultiver leur débrouillardise. Il est important de souligner les cours donnés par l'Union catholique des cultivateurs (U.C.C.) dans La Terre de chez nous. Ces cours intéressaient autant les femmes que les hommes. Les cours d'action catholique que donnait le Centre Saint-Germain étaient aussi très suivis.

Le curé invitait souvent un groupe ou l'autre au presbytère pour se rendre compte du travail accompli. Même monseigneur Parent est venu lui-même constater nos progrès...! Pour l'une de ces occasions, monsieur le curé avait choisi quatre personnes qui devaient répondre à des questions préparées à l'avance que monseigneur poserait. Monsieur le curé avait préparé les réponses que chacune devait réciter à partir du contenu du Centre Saint-Germain. La première qui a lu sa réponse était étouffée par la gêne. Comprenez que c'était avant 1950. Jamais on n'avait vu un laïc parler à haute voix dans l'église. Moi, j'ai trouvé que la réponse qu'on m'avait assignée correspondait mal à la question, je me suis donc préparé moi-même une réponse et je l'ai dite avec conviction, je ne l'ai pas récitée comme les autres. Le curé n'a pas semblé s'apercevoir que sa réponse avait été éliminée. Au contraire, monseigneur Parent a dit un bon mot pour moi au curé. La soeur du curé m'a même félicitée personnellement.

Ces cours animaient la vie paroissiale et entretenaient des relations de bon voisinage parmi la population. Il y existait une véritable vie de paroisse. Les colons n'étaient pas abandonnés à leur sort. L'entraide et la coopération étaient chose courante. En général, nos pasteurs soutenaient le courage des paroissiens, quelquefois même en forçant la main des gouvernants. Avec la révolution tranquille, c'est devenu une mode de déblatérer sur le clergé et son abus d'autorité quand ce n'est pas sur son immobilisme. On s'est empressé d'oublier leur dévouement à la cause de la pauvreté dans les paroisses de colonisation. Combien de services ignorés rendus par les curés aux colons sans instruction tels qu'écrire une lettre importante, voir à ce chaque école puisse avoir une maîtresse. Et, comme dans tout groupe social, il y en avait des bons et des moins bons... Et nos paroisses ont survécu...!

 
   

Quant à mon père, en plus de ses tâches de défricheur, il s'était constitué «boucher» et il passait par les maisons pour vendre de la viande d'animaux tués sur la ferme. Il a toujours aimé le commerce. À East Angus, il a distribué La Patrie, journal très en vogue autrefois. En plus, il y vendait des produits Watkins, qui faisaient concurrence aux produits Rahleigh et Familex. Les enfants en faisaient la livraison. C'était un commerce assez lucratif, car on ne courait pas chez le médecin pour un rhume; les marchands ambulants offraient tout le nécessaire pour les premiers soins. Il n'y avait rien de bien compliqué, des mouches de moutarde sur la poitrine pour une toux trop persistante; de la fumée pour calmer le mal d'oreilles, on dit «otite», aujourd'hui, mais ça ne fait pas moins mal. Des ponces de liniment rouge étaient administrées à ceux qui ne parvenaient pas à se réchauffer. On peut présumer que le malade était alors aux prises avec une forte fièvre. L'alcool à friction servait également régulièrement quoique je ne me rappelle pas que maman en faisait usage. Pour moi, elle a été le seul remède pour tous les «bobos» qui se présentaient. À ceux qui rétorquaient que c'était bon à rien, je répondais : «Alors, c'est ma main qui est miraculeuse, car mes enfants parviennent à guérir sans autre remède».

Dans le langage du bon peuple, les vendeurs itinérants étaient appelés «pedleur». Il y en avait plein les routes et pour toutes sortes de marchandises. Ma mère, dans ses jeunes années, avait une peur noire des pedleurs de linge parce que, la plupart du temps, ils étaient juifs et, très souvent, ils faisaient montre de beaucoup plus d'insistance que les autres vendeurs. Ils démontraient même de l'agressivité à l'occasion. Moi, j'ai rarement été sollicitée par des pedleurs. Est-ce parce que j'avais déjà un petit magasin? Se disaient-ils que je connaissais déjà les astuces du commerce et qu'ils auraient plus de misère à me convaincre? Ou est-ce parce que les premiers venus se sont rendus compte que je ne m'en laissais pas imposer facilement et qu'ils ont passé le mot aux autres? En revanche, j'ai reçu beaucoup de quêteux à coucher. Ceux-ci étaient nombreux avant que les gouvernements n'inventent l'Aide sociale actuelle.

Pendant que les hommes s'occupaient à couper du bois, défricher et cultiver, maman n'était pas inactive. Comme toutes les femmes de la campagne, elle profitait de l'hiver pour faire du tricot et monter des pièces au métier. Quand on a peu d'argent, il faut faire profiter le peu qu'on a. En été, c'était le grand jardin, les fraises, les légumes; ensuite venaient les framboises qu'elle ramassait par grands seaux de vingt livres. Si, entre temps, il se présentait une veillée, elle avait encore assez d'énergie pour y aller. Pour compléter le tableau, elle était aussi sage-femme. Combien de nuits elle passa au chevet de l'une ou de l'autre; mourait-il un bébé du voisinage, elle était là pour l'ensevelir. Et Dieu sait qu'autrefois, beaucoup d'enfants mouraient en bas âge. En fait, elle était de tous les métiers, même barbier. Ses enfants ne peuvent qu'être fiers d'une telle mère.

Malgré toutes ces belles qualités, les épreuves ne l'ont pas épargnée : beaucoup de maladie dans la famille et la guerre lui ont aussi causé de nombreux tourments. Pour mettre le comble, son époux meurt par accident le 14 novembre 1955. Il avait 64 ans. Au retour du village, par temps neigeux et chemins glissants, son tracteur, tirant une «waguine» (6) (mot inconnu à Saint-Samuel au temps de mon enfance, on employait plutôt le mot «truck») chargée de poches de moulée, s'est renversé dans le fossé et l'a écrasé. Josaphat, Alexina, Wilbrod et Georges Arguin étaient présents aux funérailles. Mes oncles Gendron, Lucien et Antonio ainsi que ma tante Marie-Louise, sont venus aux funérailles en automobile. Deux des tantes Gendron, Alma et Lucienne, sont venues par le train. Une tempête de neige sournoise, mais prévisible à cette époque de l'année, a rendu leur retour difficile.

Les deux tantes Gendron avaient vraiment des caractères différents. Ma tante Lucienne était comme maman, joviale, optimiste et rien ne l'embarrassait. Ma tante Alma, au contraire, était une grande nerveuse. Elle ne supportait aucune contrariété. Il ne fallait pas de tapage, il ne fallait pas d'enfants autour d'elle. La première question qu'elle a posée une fois rentrée dans la maison fut donc : «Y a-t-il des enfants ici?» Comme mon frère Armand la connaissait plus intimement que les autres, il lui a chuchoté à l'oreille : «Non, on les a tous tués avant votre arrivée.» Elle a accepté cette boutade avec le sourire même si les circonstances ne se prêtaient pas aux badinages.

Après le service funéraire, le voyage de retour à Amqui, pour aller y reprendre le train, a eu pour elle l'effet d'une tragédie. Elle n'avait aucune idée de ce qu'était un voyage en autoneige. Les soubresauts et le tapage que faisait la porte à chaque fois qu'un passager la claquait lui arrachaient un cri. Et le chauffeur, d'un naturel plutôt enjoué, un peu interloqué au début, finit par accompagner chaque cri d'un rire sonore et continuait son chemin, crie, crie pas... Elle a juré de ne jamais remonter dans une telle voiture.

Malgré leurs différences de caractère, je les aimais bien ces deux tantes, de même que les deux autres soeurs de ma mère, Albina et Corrine.

 

 
  La plupart de ceux qui ont moins de 40 ans n'ont pas une exacte notion de l'autoneige, cette voiture que tout le monde appelait «snow», et qui n'a jamais été reconnue pour son confort. Le chauffeur du «snow», Adrien Gagné, un cousin de Léo, connaissait bien son monde et la route puisque, l'été, il prenait le volant de l'autobus. Il commençait son itinéraire dans le rang 5, un rang devenu très populeux après 1945. Il ne refusait jamais personne. Quand toutes les places étaient prises, il acceptait une deuxième rangée. Cette deuxième rangée avait pour sièges, les genoux des premiers arrivés. Même le «Snow» plein, il y avait encore de la place. Les chauffeurs d'autobus de Montréal n'ont rien inventé : «Avancez à l'arrière...!». Adrien aurait pu ajouter : «Empilez-vous, ça réchauffe!» Les passagers prenaient la chose avec autant de bonne humeur qu'Adrien. Ceux-ci n'étaient pas tous des «gros gras». Un, en particulier, s'est fait demander : «s'il s'était fait affiler les os» parce que celui qui le portait sentait des épines lui rentrer dans la chair. Par contre, si le «gras» était sur le dessus, il se faisait dire : «Mais t'es donc bien pesant, traînes-tu des roches dans tes poches...?» Heureusement, les chemins «d'été», maintenant accessibles douze mois par année, ont éliminé ce «snow» qui a quand même rendu de grands services. Moi-même, j'en ai été une bénéficiaire.

Alors que j'étais enceinte de Léonard, j'étais alitée depuis une semaine et une grosse tempête rageait depuis le matin. Ma mère me voyant blêmir un peu plus à tous les jours, je faisais des hémorragies, avisa mon mari qu'il fallait faire quelque chose. De peine et de misère, mon mari a attelé sur la carriole, Rosée, une petite jument brune rapide mais docile, et ils sont partis dans la poudrerie. Il est allé consulter mon docteur qui a répondu qu'il était dans l'impossibilité de venir me voir. Mon mari a fait appel à un autre docteur qui, lui, a dit que : « La seule façon de la sauver est d'aller tout de suite à l'hôpital». Alors, monsieur Louis Simard et son fils furent contactés et ont consenti à nous conduire à Rimouski avec le «snow». Un matelas a été placé dans le fond et on m'y a installée. On a quitté Saint-Tharsicius à 6 heures 30 du soir. A quelques endroits, mes sauveurs ont dû sortir avec leur pelle pour se frayer un chemin. Il était près de minuit, à notre arrivée à l'hôpital de Rimouski. Le «snow» m'a sauvée, puisque vous me lisez. Mon retour, en avril, s'est effectué en automobile, cette fois.

Lors du décès de mon père, les chantiers d'hiver étaient commencés. Mes frères, qui y étaient, ont appris par la radio la mort de papa. La radio se trompe, se dirent-ils. C'est maman et non papa, car maman était malade depuis longtemps. Mais la radio ne se trompait pas... Mes deux frères avaient confié à mon père leur besogne d'étable, ils ont dû réviser leur projet. Maman, n'ayant pas l'énergie pour continuer à tenir logis, est venue finir ses jours avec moi. C'était une façon de prendre sa retraite bien méritée puisqu'elle avait 60 ans. Elle est morte le 12 mai 1972, à l'âge de 77 ans. Après toutes ces épreuves, elle a recouvré la santé et à tous les ans, elle allait passer l'été dans sa parenté. De pouvoir goûter à la joie de revoir tous les siens lui a été un vrai tonique. Plusieurs de sa parenté ont cru qu'elle s'était ennuyée beaucoup dans la Matapédia... Hé bien! je crois qu'elle ne s'est pas ennuyée une seule minute avant la perte de son mari. Elle avait un caractère jovial et plein d'entregent; elle savait s'adapter à tout. Rendue chez moi, ce fut différent. Coupée de son milieu et loin de la maison où elle avait vécu durant vingt-cinq ans, ce fut un transfert dur à vivre. «Ah! c'est ennuyant chez Germaine...» disait-elle à l'occasion. Ne tenant pas maison, elle était sans projet. Toutes les personnes en centre d'accueil vous diront la même chose : on est bien, mais c'est ennuyant.

De plus, mon caractère était aux antipodes du sien : j'aimais à lire et j'appréciais le grand silence alors qu'elle avait toujours une anecdote ou un sujet de discussion. Heureusement, elle prenait sa revanche avec les enfants, et même avec mon mari. Il leur arrivait d'avoir des prises de bec «amicalement, j'entends». Elle se disait contente que Léonard dîne à la maison, il égayait le repas avec ses réparties. Elle trouvait mon aîné très gentil avec elle. Quant à ma petite fille, elle la trouvait coquette, car elle se permettait d'aller fouiller dans les bijoux de sa grand'mère.

Elle était une grande conteuse. C'est certainement avec des personnes possédant ces facilités que se perpétuaient les traditions orales à l'époque où la parole avait plus d'importance que l'écrit. Au retour de son voyage estival, habituellement sur le train de fin de journée, elle avait à peine déposé ses valises et enlevé son chapeau qu'elle s'assoyait dans son fauteuil brun, près de la grille de la fournaise, pour attendre la première question. Immanquablement, les enfants l'interpellaient à peu près comme ceci : «Puis, Mémère, qu'y a-t-il de nouveau?»

Inévitablement, elle se mettait à raconter son voyage en commençant au moment où elle avait quitté la maison au printemps. Elle manipulait certainement avec brio les mots et les faisait chanter sur un rythme adéquat si l'on se fie à la réaction des enfants. Ils s'installaient le plus près possible d'elle pour ne rien perdre et ne voulaient plus rien savoir du coucher. Ce n'est qu'au moment où ils avaient l'assurance qu'elle continuerait pour eux le lendemain qu'ils consentaient à gagner leur lit.

Moi, je m'intéressais à ses récits la semaine qui suivait son retour parce que j'aimais bien avoir des nouvelles de tout ce monde avec lequel elle avait renoué au cours de l'été. Après, je laissais aux enfants le soin de l'écouter. Ils prenaient toujours plaisir à l'entendre, même s'ils ne connaissaient pas les personnes qu'elle nommait. Pour eux, cela avait le charme des contes de Perrault. Avec le temps, j'avais l'impression que les enfants connaissaient intimement les personnes pour lesquelles elle avait mis le plus de conviction dans ses descriptions.

 

 
 
1. Selon le Dictionnaire nord-américain de la langue française compilé par Louis-Alexandre Bélisle (Librairie Beauchemin, 1979), campe se définit comme suit : Cabane faite de troncs d'arbres, servant d'habitation temporaire aux colons nouvellement arrivés. Aujourd'hui on dit «camp», ça fait plus distingué... mais c'est la même sorte de cabane.

2. Mot coutumier de l'époque de la colonisation signifiant traîneau rudimentaire à patins non ferrés qui sert à transporter les charges de provisions dans la forêt.

3. Lit de camp fait de branches de sapin ou de cèdre.

4. Amas de paille enfermée dans une toile.

5. On écrit ce mot avec un «t» quand on abat les arbres et on utilise deux «t» quand on les brûle.

6. Truck : Chariot, wagon pour le transport des marchandises.

Waguine : wagon de ferme soit voiture légère à quatre roues servant au transport.