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Je dédie ce livre à la mémoire de David Roussel, prêtre, mort le l1 mars 1949. C'est à lui que je dois d'avoir pu écrire ces quelques lignes.

AVANT-PROPOS

Je livre à votre attention ces quelques pages dont je me suis moi-même surprise parce que ce n'était pas prémédité. Après avoir lu la monographie de la paroisse de Saint-Tharsicius, texte qui m'avait été commandé par le Comité du cinquantenaire, une connaissance m'a demandé : «Pour quand est votre deuxième livre?» Il ne m'est pas venu à l'idée de donner une réponse positive à la question. Et lorsque Denise Arguin, à l'occasion d'une visite, me dit : «Ma tante, faites-nous un livre, cela sera de vous un souvenir durable en plus d'être une façon d'occuper vos loisirs», j'ai cru bon de tenter de répondre à cette invitation.

En revivant toutes ces heures appartenant au passé, j'ai apprécié cette faculté que nous avons de nous souvenir. Cela m'a permis de revoir par la pensée les années enfuies à jamais, de me réjouir des bons moments comme de m'attrister au souvenir des moments douleureux. Même si la vie est parsemée d'épreuves plus ou moins grandes, je réalise que Dieu nous accorde toujours la force nécessaire pour les supporter.

Le temps consacré à l'écriture a calmé cette fringale de lire que je n'ai pu assouvir durant mes années actives. Je puis vous assurer que j'ai vécu des heures délicieuses devant ma table de travail.

Ce livre pourrait tout aussi bien porter le titre de «Fourre-tout». J'aborde la généalogie des Arguin et la vie de colonisation, j'y joins mes chroniques de voyage, je me remémore certains épisodes de ma vie et je mêle à tout cela des éléments historiques, des faits divers, de la poésie et surtout des envolées mystiques qui se veulent un chant à la gloire de Dieu.

Vous y trouverez quelques expressions vieillottes que j'ai tenu à conserver pour rappeler le temps d'autrefois. Vous vous rendrez compte aussi que j'utilise certains mots dont l'orthographe a été changée par les Immortels académiciens en 1932. Il faut bien qu'on leur tienne tête pour qu'ils puissent donner signe de vie. Vous lirez aussi Tharsicius avec le «s» à la deuxième syllabe même si l'orthographe officielle donne le «s» à la troisième syllabe. Je me conforme ainsi à la prononciation utilisée puisque l'on dit «cius» et non pas «zius».

Dans la famille et la parenté, on a eu à déplorer des divorces. Je n'en ai généralement pas fait mention car je n'ai pas le goût de faire le procès de personne. Je présente normalement le couple qui a donné naissance à la descendance même si le couple est maintenant séparé. Il ne faut pas oublier que ce livre se veut en partie un élément de référence généalogique. Il n'est donc pas approprié d'ignorer certaines personnes pour la raison que, maritalement, leur statut a changé.

J'espère qu'un autre de mes enfants relèvera le Flambeau et se laissera fasciner par la musique des mots à partir duquel il pourra tirer des hymnes très mélodieuses. Je tiens à remercier chaleureusement Marie-Paul et Andrée Fortin qui ont dactylographié et effectué la mise en page de mes textes et qui ont ainsi suppléé à mon incapacité d'utiliser les avantages des traitements de texte informatisés.

Je formule le voeu que nous nous retrouvions tous pour l'Éternité au sein de la Miséricorde Infinie.

Germaine Arguin-Gagné