AVANT-PROPOS
Je livre à votre attention ces quelques pages dont je me
suis moi-même surprise parce que ce n'était pas prémédité. Après avoir lu la
monographie de la paroisse de Saint-Tharsicius, texte qui m'avait été commandé par le
Comité du cinquantenaire, une connaissance m'a demandé : «Pour quand est votre
deuxième livre?» Il ne m'est pas venu à l'idée de donner une réponse positive à
la question. Et lorsque Denise Arguin, à l'occasion d'une visite, me dit : «Ma
tante, faites-nous un livre, cela sera de vous un souvenir durable en plus d'être une
façon d'occuper vos loisirs», j'ai cru bon de tenter de répondre à cette
invitation.
En revivant toutes ces heures appartenant au passé, j'ai
apprécié cette faculté que nous avons de nous souvenir. Cela m'a permis de revoir par
la pensée les années enfuies à jamais, de me réjouir des bons moments comme de
m'attrister au souvenir des moments douleureux. Même si la vie est parsemée d'épreuves
plus ou moins grandes, je réalise que Dieu nous accorde toujours la force nécessaire
pour les supporter.
Le temps consacré à l'écriture a calmé cette fringale
de lire que je n'ai pu assouvir durant mes années actives. Je puis vous assurer que j'ai
vécu des heures délicieuses devant ma table de travail.
Ce livre pourrait tout aussi bien porter le titre de
«Fourre-tout». J'aborde la généalogie des Arguin et la vie de colonisation, j'y joins
mes chroniques de voyage, je me remémore certains épisodes de ma vie et je mêle à tout
cela des éléments historiques, des faits divers, de la poésie et surtout des envolées
mystiques qui se veulent un chant à la gloire de Dieu.
Vous y trouverez quelques expressions vieillottes que j'ai
tenu à conserver pour rappeler le temps d'autrefois. Vous vous rendrez compte aussi que
j'utilise certains mots dont l'orthographe a été changée par les Immortels
académiciens en 1932. Il faut bien qu'on leur tienne tête pour qu'ils puissent donner
signe de vie. Vous lirez aussi Tharsicius avec le «s» à la deuxième syllabe même si
l'orthographe officielle donne le «s» à la troisième syllabe. Je me conforme ainsi à
la prononciation utilisée puisque l'on dit «cius» et non pas «zius».
Dans la famille et la parenté, on a eu à déplorer des
divorces. Je n'en ai généralement pas fait mention car je n'ai pas le goût de faire le
procès de personne. Je présente normalement le couple qui a donné naissance à la
descendance même si le couple est maintenant séparé. Il ne faut pas oublier que ce
livre se veut en partie un élément de référence généalogique. Il n'est donc pas
approprié d'ignorer certaines personnes pour la raison que, maritalement, leur statut a
changé.
J'espère qu'un autre de mes enfants relèvera le Flambeau
et se laissera fasciner par la musique des mots à partir duquel il pourra tirer des
hymnes très mélodieuses. Je tiens à remercier chaleureusement Marie-Paul et Andrée
Fortin qui ont dactylographié et effectué la mise en page de mes textes et qui ont ainsi
suppléé à mon incapacité d'utiliser les avantages des traitements de texte
informatisés.
Je formule le voeu que nous nous retrouvions tous pour
l'Éternité au sein de la Miséricorde Infinie.